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L'ARRIERE-GARDE ROSE
Depuis trente ans et plus, il est impossible de traiter publiquement de la question de l'école en dehors de l'église pédagogiste en cour dans la bureaucratie du MEN. Forums, livres, radios, télés, journaux, syndicats sont très majoritairement aux mains de la seule pensée officielle autorisée (ex. :Meirieu sponsorisé par France Inter) omniprésente et omnipotente depuis trente ans. Toutes les publications ministérielles sont toujours allées dans le sens pédagogiste, la grande majorité des publications syndicales de même. C'est l'étouffement de toute autre pensée, l'empêchement de publication de toute critique, cela porte un nom : une pensée totalitaire. Et on a le culot de venir se plaindre parce que depuis trois ans le monopole est remis en cause sous la poussée irrésistible d'enseignants et de parents qui constatent les dégâts de cette pensée unique et refusent que ça continue dans le silence feutré des colloques et séminaires où l'on s'autocongratule.
Comme chacun a pu le constater, la contamination constructiviste pseudo innovante, car sclérosée depuis trois décennies sur des dogmes, s'est répandue à tous les échelons de la hiérarchie : impossible de citer un IG, un IPR, un IEN, un conseiller pédagogique, un IMF, un formateur IUFM qui s'oppose publiquement à ce courant ou qui ait inspecté un enseignant sans lui rappeler la bonne parole de l'évangile selon Meirieu, Charmeux, Viala and Co.
Et rien n'a pu être dit pendant des lustres pour critiquer ce monopole pédagogiste malgré l'imprécision et les contradictions des travaux de recherche ou les témoignages des enseignants de terrain et des parents. Non, rien n'a pu se dire sur cette arrière-garde rose qui occupe la place forte du MEN et de ses relais académiques, qui exerce ses pressions avec une main de fer dans un gant de fer sur les professeurs récalcitrants, qui recrute aux concours exclusivement ceux qui ont accepté le formatage de l'IUFM ou ont été obligés de faire semblant pour pouvoir être titularisés.
Contre ces occupants de l'Ecole qui mentent et trichent sur leurs résultats, des arguments sérieux sont parvenus au prix de lourds sacrifices humains à se faire entendre un peu et ont aussitôt rencontré l'approbation d'une grande partie de la population. Les pseudo-pédagogues ont été démasqués, avec leur cuistrerie jargonnante de médecins du XVIIe siècle, par des parents lucides, des enseignants soucieux d'instruire les élèves ; et les succès de librairie aidant, cette critique du pédagogisme a vu s'ouvrir de rares pages dans la presse, un peu d'écran de la télé et quelques ondes à la radio.
Quand Davidenkoff, avant de découvrir dans sa vie personnelle le vide des programmes, ferme sa porte aux critiques du pédagogisme et défend, à longueur de bulletins sur France Info et de colonnes dans Libération les méfaits de la Main à la Pâte et autres billevesées socioconstructivistes, quand Le Monde de l'éducation publie chaque mois depuis des années des pages entières à la louange des innovations incessantes et des recherches des prétendues "Sciences" de l'Education, ils oublient qu'ils ne reflètent en rien la pensée profonde de la population ni celle d'une partie de leur lectorat, -enseignants ou parents d'élèves-, qui ne les a pas encore quittés : ils s'autopersuadent de la performance de leurs analyses.
En vérité ces bêtes du zoo éducationnel ne parviennent plus à séduire ceux qui sont leurs victimes depuis des décennies. Du même coup leurs sempiternelles recherches d'un meilleur échec apparaissent pour ce qu'elles sont : des leurres.
Sans aucune habitude du débat depuis le temps qu'ils le refusent et qu'ils se comportent en tyrans, les voilà qui tournicotent leurs insultes par manque d'arguments, et vont jusqu'à chercher le bâton pour se faire battre en criant à la vénalité de leurs adversaires : M. Le Bris a effectivement obtenu une décharge pour s'occuper du programme SLECC et de sa mise en place comme pour toute expérimentation. Et si l'on grattait sur le nombre de décharges affectées au pédagogisme, à la MAFPEN et la DAFP, sur le nombre de postes de pseudo-chercheurs en pseudo-Sciences de l'éducation, du langage, sur le nombre d'heures inutiles et toxiques (assurées par des personnels planqués loin des élèves) consacrées à des stages obligatoires pour des professeurs qui ne les ont pas demandés ? Et si l'on creusait sur les crédits de fonctionnement de certaines assos pédagos ?
Ces médisants peuvent toujours aboyer quand Le Bris passe.
Et dire qu'ils jouent aux donneurs de leçons de morale quand l'un des leurs, grand syndicaliste enseignant de "gauche", est devenu directeur de l'entreprise privée Paraschool, qui reçoit maintenant des subsides du Conseil général de la Drôme pour un " programme d'accompagnement scolaire par Internet" : quelle bonne combine ! On casse l'école publique de l'intérieur au nom de l'innovation et on la répare de l'extérieur privé payant ! Du D r Knock 100% pur jus , voilà ce qui n'est jamais affiché sur leur menu : le prix à payer pour les leçons particulières avec des professeurs archaïques ou en petits groupes dans des boîtes parascolaires !
En effet ces médisants se moquent de R. Boutonnet quand elle affirme qu'avec la lecture alphabétique "l'enfant ne lit que ce qu'il sait lire", ça les fait rire, mais ça fait moins rire les enseignants et les parents qui se sont rendu compte qu'avec les méthodes à départ global, ô miracle, l'enfant imite la lecture comme le perroquet la parole, il apprend par cœur ce qu'il ne sait pas lire en réalité, et quand il se retrouve devant un texte qu'il ne connaît pas, il ne sait pas lire. Et quand il continue son cursus, le problème continue, l'élève bute sur les mots, les devine, se fatigue beaucoup à "lire" parce qu'il ne sait pas et de ce fait n'aimera pas lire, forcément, puisqu'on l'a privé de cette capacité en lui faisant croire qu'il savait "lire" quand il devinait.
Rappelons que tous ces promoteurs de l'innovation ont appris à lire avec d'autres méthodes que celles pour lesquelles ils organisent leur battage publicitaire avec le Monde de l'éducation , qu'il n'y a jamais eu autant d'évaluations truquées sur les capacités réelles des élèves, jamais autant de diplômes bradés aussi bien en enseignement professionnel que général, jamais autant d'échec à l'entrée dans le supérieur, et donc jamais autant de tricherie permanente officialisée, de la maternelle jusqu'au bac, pour laisser les élèves dans l'ignorance, jamais autant d'innovations serinées dans la ligne des directives de l'OCDE pour finir de casser l'école publique.
Non contents de hurler, -avec "h" aspiré quand on sait lire et écrire- avec les loups d'un certain libéralisme prétendument progressiste qui ne cesse de réformer pour mieux casser, ils ont fait le choix de vouloir ignorer le résultat de leurs errements trentenaires, victimes du "syndrome des habits de l'Empereur" * : le diagnostic erroné à la fin des années 60, et le traitement qui s'ensuivit, n'a cessé d'être confirmé par plusieurs "médecins" des prétendues "Sciences" de l'éducation du fait de la « contamination » du diagnostic précédent.
Et ils continuent à se présenter avec les habits neufs de l'Empereur : à nous de les empêcher de continuer à déshabiller l'Ecole !
Vainsyl Serregrand
* http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2338336
Le syndrome des habits de l'empereur. Description d'une nouvelle épidémie (The emperor's clothes syndrome. Description of a new epidemic)
Résumé / Abstract
S'inspirant du conte pour enfants Les habits neufs de l'empereur de Hans Christian Andersen, Frank Gross rapporte en 1971 l'existence d'une nouvelle affection: le syndrome des habits de l'empereur. Dans sa description, il présente deux épidémies frappant les départements de cardiologie et de neurologie. Cette maladie touche en premier lieu des étudiants ou des médecins qui, craignant le ridicule, sont prêts à entendre et à voir tout ce qu'un supérieur va leur présenter . A partir d'observations vécues, nous décrivons une nouvelle épidémie de cette affection dont l'image radiologique est le vecteur principal . Par ce travail, nous souhaitons attirer l'attention sur le danger de poser un diagnostic à partir des seuls examens complémentaires . Nous voulons souligner l'importance de l'anamnèse et de l'examen clinique ainsi que la nécessité de conserver un esprit critique vis-à-vis des protocoles radiologiques. Tout élément clinique ou radiologique, tout phénomène biologique est sujet à interprétation variable de la part d'examinateurs différents. Il existe des méthodes statistiques pour estimer le degré de concordance existant entre divers examinateurs d'un même document ou d'un même signe. Avant d'attribuer sa confiance à un protocole, il est indispensable de connaître les limites de la technique utilisée, les difficultés de son interprétation et les compétences du spécialiste qui la pratique .
Texte de S. Grandserre : http://perso.orange.fr/bla-bla.cycle3/pdf/divers/les%20hussards%20bleus.pdf
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